quelle tristesse…

Merci à la réalisatrice, qui attire l’attention à une époque où nous nions la réalité et la régression de notre société, et où nombres de responsables et intellectuels manquent de courage quand ils ne détournent pas les yeux…

je vous invite de lire également ce très intéressant billet sur le slut shaming

Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…).

Nous avons tous intérêt à combattre le slut-shaming : les femmes, pour avoir la liberté de s’habiller et de se comporter comme elles l’entendent

Abstenons-nous de juger les gens sur leur sexualité et le monde tournera peut-être un peu plus rond

Quel est notre héritage, jusqu’où irons nous si nous ne faisons rien ? que voulons nous comme société ? quand nous parlons d’égalité entre les sexes, sont-ce des mots vides ?

rappelons le cas de cette femme saoudienne, courageuse, qui s’est rebellée contre la police religieuse pour du vernis à ongle… (comme ke rappelle l’article sur le slutshaming, il n’y a pas de limite quand on commence sur le biais de la moralité…)

"Je ne partirai pas. Je veux savoir ce que tu peux me faire (…) le gouvernement a interdit vos patrouilles et votre rôle est uniquement de conseiller les gens", hurle la femme à l’adresse du chef de la patrouille.
"Vous n’êtes pas responsables de moi, et le fait que je mette du vernis à ongle ne vous concerne pas", crie-t-elle dans la vidéo de trois minutes et demie alors qu’habituellement les gens ne discutent pas avec les membres de cette police qui est crainte par la population.

7.000 commentaires négatifs

Près d’un million cent cinquante mille personnes ont déjà visionné la vidéo en quelques jours, et elle a suscité une intense polémique.
La vidéo a provoqué quelque 7.000 commentaires négatifs de personnes jugeant l’attitude de la femme "éhontée", alors qu’environ 1.500 l’ont soutenue.
Reconnaissables à leurs barbes et leurs robes s’arrêtant au-dessus de la cheville, les membres de la police religieuse sont chargés de veiller au respect de la morale islamique.

On pourra également regarder ces quelques photos des féministes seins nus de la femen, qui sont parfois kidnappées, et qui à leur manière interroge la société sur le rapport que nous avons aux femmes, et la condition féminine.

ce sujet ayant dépassé le temps que je lui avais imparti je ne rentrerai pas sur le paradoxe de notre société pornographique, ni sur les absurdités de la bienpensance de notre gouvernement socialiste sur la prostitution qui auraient mérité d’être traités, ainsi que l’excision, et sur le sujet préoccupant du viol…

Petite remarque de fin ayant découvert les villages naturistes récemment et par rapport à un amalgame souvent fait en France (à cause d’un fameux village libertin et naturiste à la réputation sulfureuse) et certaines remarques d’intégristes religieux. Je ne vais pas revenir sur l’histoire du naturisme, (je vous invite à faire des recherches sur le sujet), de recherche de vie meilleure en harmonie avec la nature.
En tant que chercheur corporel on pourra s’interroger également sur le relation à notre corps quand on est nu,  et comment le vêtement nous coupe de certaines perceptions et donc comment le vêtement peut avoir en dehors de son aspect utilitaire et social un impact sur notre relation au monde, voire comment comme l’a montré récemment une étude sur le port de la chaussure le vêtement peut modifier notre corps.

Voici un phénomène instructif : les naturistes sont très respectueux, l’absence de vêtement met tout le monde sur un pied d’égalité, et la nudité évite de se poser des questions inutiles et permet d’avoir des relations beaucoup plus saines, sans jeu entre individus. Ce qui est amusant, c’est pourtant qu’il y a un moment dans un village naturiste ou les personnes mettent des vêtements (oui bien sûr aussi quand il fait froid) : c’est le soir, pour aller séduire ou danser, le vêtement participe d’un jeu de séduction, d’un théâtre que nous jouons…

Voilà les mots de la fin sont :

Ce qui compte ce ne sont pas vos croyances mais vos actes.

Méditons cela, nous sommes responsables de la société que nous bâtissons, et nous y vivons ensemble… (et si jamais vous ne trouvez pas cela assez concret aller lire cet article sur un handicapé mental brûlé vif pour avoir brûlé un coran au pakistan)